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illustrer l’esprit avec lequel Taiichi
Ohno a conçu ses outils, je prends l’exemple du Standard
Work
Sheet
(malheureusement traduit en diagramme
spaghetti
dans la littérature française, gommant ainsi totalement
les principes fondateurs de cet outil).
C’est
un synoptique du poste de travail qui superpose
l’aménagement de l’espace de travail d’un opérateur et
l’enchaînement des opérations qu’il effectue.
L’observation, la mesure des temps et des distances
permet de valoriser la quantité de travail effectuée.
Ce
synoptique
est rédigé par l’opérateur de façon telle qu'il puisse
être compris par d'autres opérateurs.
L’analyse
visuelle par les opérateurs avec leur manager leur
permet de mettre en évidence collectivement les
cheminements sans valeur ajoutée. Le groupe peut alors
proposer des aménagements du processus de travail et de
l’implantation de l’espace de travail. Voilà un exemple
du déploiement du progrès continu au niveau de
l'atelier.
C’est
une
application
simultanée
du
management
visuel,
du
travail d’équipe, du rôle de tuteur du manager de
terrain, de l’implication des opérateurs dans le progrès
continu : implication de tous et engagement de chacun.
Le
Standard Work Scheet est
un
formidable
support
de
formation
pour
faire
comprendre
ce
que
signifie
l’élimination
des
gaspillages par la mise
en
flux
du
travail
et la puissance du progrès continu parce que les
premiers bénéficiaires des progrès réalisés sont les
opérateurs qui agissent ainsi sur leur travail.
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Le
principe et la logique de cet outil s’appliquent à
n’importe quel espace de travail, depuis un poste de
travail (diagramme
spaghetti)
jusqu’à une usine complète (Visual
stream
mapping – VSM).
Appliquer
cet
outil
uniquement
pour
rechercher
des
gains
à
court
terme
est
déjà
une
bonne
chose.
Mais se limiter à la recherche de gains court terme ne
permet
pas
d'enraciner
durablement tout l'esprit du lean
management.
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